Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, le répète à l'envie : ses réformes sont soutenues par la grande majorité des universitaires et ne sont contestées que par une minorité. L'objectif de ces réformes est de soumettre les universités et les enseignants-chercheurs à une concurrence entretenue par la précarisation des institutions et des personnes. Cette concurrence est organisée par la mise en place d'une évaluation généralisée favorisant le recours à des indicateurs numériques censés en garantir l'objectivité et la transparence.
Deux pétitions ont été lancées, l'une contre les réformes proposées (ci-dessous à gauche de l'écran), l'autre pour (à droite). Elle l'ont été indépendamment et sont hébergées sur des sites propres choisis par leurs initiateurs. La première est à l'initiative d'organisations syndicales et d'associations mobilisées contre ces réformes. L'origine de la seconde n'est pas clairement indiquée mais la rumeur veut qu'elle soit à l'initiative de Francis Albarède, qui n'a pas démenti et qui est bien apparu parmi les premiers signataires, géochimiste, professeur à Lyon, membre du laboratoire de sciences de la terre de L'ENS Lyon et co-auteur de plusieurs articles avec Philippe Gillet, directeur de cabinet de Valérie Pécresse. Chacune relève d'une démarche clairement engagée et vise à rendre visibles les noms et le nombre de leurs partisans. Elles sont reproduites ici et vous pouvez signer l'une ou l'autre à votre guise à partir de ce site ou de ceux d'origine.
La transparence et l'équité du dispositif sont complètes. Chaque parti peut toujours faire varier les résultats en faisant signer sa pétition.
Et voici les résultats :
|
Afin d'assurer une concurrence libre et non faussée, les initiateurs des pétitions ont été informés de la création de cette page
(pour la pétition "pour", un message a été envoyé à onnefaitdoncrien@gmail.com)
Actualisé chaque minute.
|
Les réformes proposées par Valérie Pécresse, telles qu'elles ont été annoncées dès la fin du printemps 2008, nous semblent aller, sous réserve d'ajustements ultérieurs, dans la bonne direction pour l'avenir de l'Université et de ses étudiants. Nous déplorons les remarques maladroites proférées au plus haut niveau, qui blessent inutilement la majorité des enseignants-chercheurs qui ont démontré leur compétence et leur dévouement au service de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous sommes néanmoins en faveur d'une réforme profonde du statut d'enseignant-chercheur, nécessaire à la modernisation de l'Université. Il est inexact d'affirmer que le monde universitaire s'oppose en bloc à la réforme proposée ou à toute autre réforme qui serait proposée à la suite d'une consultation raisonnable. Nous nous inquiétons de l'image conservatrice du corps enseignant et des chercheurs que les médias propagent à la suite des grèves dans les universités et des manifestations. Pour signer la pétition, faire retirer votre nom, modifier votre affiliation, ou en cas d'erreur sur la liste, envoyez un e-mail à l'adresse : |