Le classement du pékin est à peu près aussi arbitraire et sans intérêt que celui de Shanghai, mais au lieu de mesurer la pseudo attractivité d'une université étrangère pour des étudiants chinois, il mesure le refus des universités françaises à participer à un jeu aussi absurde.
Comme pour celui de Shanghai, il est possible de dénoncer ce classement en observant que son usage n'est pas adapté aux critères qui servent à l'établir. Cela est évident et incontestable mais aussi tout à fait inefficace ! Il vaut mieux faire comme notre gouvernement, nombre de responsables politiques et de présidents d'université : chercher à satisfaire au mieux les critères adoptés pour y améliorer sa place. Ainsi, on peut comme Jacques Legendre, sénateur UMP Nord, se poser la question : "Croit-on que ces blocages [des universités] vont faire progresser nos universités dans le classement de Shangaï ?" (Questions d'actualité au gouvernement n° 0292G). Car bien sûr, dès qu'il y a classement, chacun veut y occuper les meilleures places. Comme pour le classement de Shanghai, vous n'avez pas le droit de ne pas jouer : vous serez de toute façon classé. Vous ne pouvez pas non plus l'ignorer, d'autres se chargeront de vous le rappeler qui ne seront pas disposés à en discuter le bien fondé : mauvais joueur! Il ne vous reste plus qu'à améliorer le rang de votre université en :
Tout cela est complètement absurde, mais vous avez tout de même cherché le nom de votre université dans ce classement et vous allez vous souvenir de son rang, qui est tout de même aussi un peu le vôtre... Votre agacement ou votre satisfaction en sont la preuve.
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